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lundi 23 juin 2014

Mon homme

Je vous présente un poème humoristique mais si vrai de mon amie Jacqueline Souza-Conti. Je suis certaine que comme moi vous apprécierez.
Vous allez reconnaître à travers celui-ci, j'en suis sûre, VOTRE HOMME !!!

Jacqueline est une source de poésies. Vous allez pouvoir apprécier leurs beautés, ce sens inné de la réalité et de la force de son amour pour son Homme et son Enfant.
Je vous les ferai découvrir au fil du temps ....





 
Ce matin il souffre, gémit, reste couché,
Car d’un coup, en lui, la maladie est entrée,
Il frissonne 37,5 de température,
Un stock de mouchoirs, des tonnes de couvertures !

Elle ferme les rideaux, le soigne,  le dorlote,
Lui donnant son sirop, ses gouttes et sa bouillotte,
Pendant que sur le gaz, à petit feu mijote,
Le bon bouillon de légumes qui ravigote !

Il panique, broie du noir, est à l’agonie,
Il sent sa tête exploser, son cœur s’affaiblir,
Ses oreilles bourdonner, ses jambes fléchir
Il lui faut sa Maman pour aller faire-pipi !

Elle éteint la radio et prévient les voisins
Pour que leurs petits ne crient pas dans le jardin,
Puis s’assied près du lit et l’observe amusée,
Pire  qu’une loque, c’est un homme … enrhumé !



Jacqueline Souza-Conti  
Bretoncelles (Orne 61)

lundi 16 juin 2014

LE CHAT ..... en réflexion !

Denise Doderisse est une poétesse que j'admire beaucoup. Ces poèmes se distinguent par leur simplicité ce qui est loin de vouloir dire que les écrire est à la portée de tous. J'en serais bien incapable moi-même. 
Je veux dire qu'ils sont lisibles par tous, pas de grandes phrases pour épater la galerie mais des mots qui sortent du coeur. 
Denise a obtenu pour sa Nouvelle "Faute de temps" le 3ème prix au concours littéraire 2013 de Arts et Lettres de France. Vous pouvez lire celle-ci sur son blog dont l'adresse figure ci-dessous. www.artsetlettresdefrance.fr
Blog de Denise Doderisse : http://lavieenpoemes.apln-blog.fr/
Place à cette petite prose sur la réflexion d'un chat.

Le Dormeur - Aquarelle de Denise Doderisse
Je suis heureux et pourtant je suis un chat noir, porteur de maléfice !

Mais mes bottines blanches et ma petite tâche blanche sous ma truffe me donnent un air original. Quand à mes vibrisses, elles sont longues et joliment recourbées.

Je suis élégant et convivial, ce que répètent souvent les invités de ma maison. Quel plaisir pour mon égotisme.

J'ai un maître qui se plaît à me caresser longuement et tendrement mais quand j'en ai assez je m'en vais pour me sortir un peu. Il ne me retient pas, heureux de mon indépendance.

Il s'amuse à me regarder faire des bonds pour attraper un papillon, ce que je réussis rarement, je l'avoue. Il n'en va pas de même des souris que j'apporte, cela ne semble pas trop lui plaire et il les déniche plus vite que moi et ne les fait pas souffrir.

Il se plaît à me voir m'allonger au soleil dans les herbes du jardin ou sur l'allée cimentée qui me réchauffe les jours d'hiver ensoleillés. Il vient me rejoindre et je me roule sous ses caresses en toute confiance.

Ma maison est une excellente maison où je suis bien nourri, une nourriture équilibrée qui me laisse svelte.

Il me secoue si je prends trop de risques comme aller sur le toit de la maison qui est à vingt mètres de haut et n'hésite pas lui-même à prendre des risques.

Le seul dommage - mais il faut être sage - il ne me laisse pas sortir la nuit. Il a ses raisons et je suppose qu'il tient trop à moi pour que je risque de me faire écraser.

Denise Doderisse


mardi 3 juin 2014

Il était une fois ..... La varappe !






Figurez-vous qu’en mon jeune temps, j’ai fait de la varappe. Oui oui, comme je vous le dis, et ON NE RIGOLE PAS !
Bref, je m’étais inscrite auprès d’un club avec les copains et les copines.
Pourquoi pas après tout ….
Je devais avoir …. 16 ans. A peu près.

J’étais mignonnette, j’étais mince, j’étais blonde. Enfin, tout pour plaire. Je profite des textes que j’écris pour me faire quelques compliments. Nous ne sommes jamais si bien servis que par soi-même, n’est-ce pas ?

Je me distinguais du reste du groupe en découvrant que je n’avais pas de problème pour escalader les rochers, mais pour les descendre …. C’est ce que l’on nomme, le vertige. La peur du vide ….
Cela se passait à Fontainebleau. Vous allez dire : « c’est de la rigolade » !!!! NON !!! Ce n’est pas de la rigolade ! Certains rochers sont hauts et pleins de pièges !

Donc lorsque les autres attaquaient une montée, moi j’étais toujours prostrée sur la roche d’avant et le moniteur (qui devait en avoir plein le … dos), restait calme et faisait tout son possible pour que j’arrive à descendre.

A cours d’argument. Il remontait. J’arrivais à descendre lorsqu’il était près de moi et qu’il me tenait.
Et je ne veux pas entendre dire que je le faisais exprès pour le draguer !!! Pas du tout ! J’avais vraiment la trouille ! D’ailleurs, je ne me rappelle pas vraiment à quoi il ressemblait ce héros …. C’est un peu flou.

Les copains étaient patients. Les copines un peu moqueuses. Sûrement jalouses de l’attention que je sollicitais. Na ! 

Un jour, à la 4ème sortie (pas plus), nous devions passer une gouttière.
Une gouttière porte bien son nom. C’est un passage très étroit sur lequel nous devons avancer face contre la roche, en s’y tenant par le bout des doigts. C’est ce que l’on nomme « des prises ». Vous voyez, j’ai retenu !!!  Et cela sans corde,  nous ne faisions pas semblant !
Nous nous trouvions à …. 4 mètres du sol. A peu près.

Nous étions une dizaine. Les groupes étaient mélangés et je me trouvais entre deux mecs que je ne connaissais pas. Mais je vous assure qu’ils ont eu l’occasion de faire ma connaissance …..
J’évoluais donc, normalement sur la gouttière, belle, agile, telle une chatte majestueuse sur la pente d’un toit au clair de lune.
Oh la la ….. Je m’égare …. Mais non, c’est un peu de poésie …

Et d’un seul coup, pourquoi ? …. Je me le demande encore …. Je jette un coup d’œil en bas.
Je stoppe net !
Celui qui me suivait s’arrête donc lui aussi (le pauvre ne pouvant pas faire autrement) et ceux qui étaient derrière lui aussi.
Je ne pouvais plus avancer ! J’étais tétanisée.

Le gentil garçon qui me précédait est revenu sur ses pas pour m’aider. C’était vraiment cool de sa part. Ben oui, il n’était pas obligé …. Il était sorti d’affaire lui.
Il me dit : « Tu vas prendre ma main  et nous allons y aller doucement, ça va aller ».
J’attrapais donc sa main, mon autre main étant agrippée à la roche. Je n’étais pas sûre du tout que ça allait aller, comme il disait. J’avais même un sérieux doute.
Je ne pouvais m’empêcher de jeter des coups d’oeils vers le bas.
ET !!! Ce qui devait arriver arriva !!!
Je perdis l’équilibre ! Du même coup, je lâchais sa main et l’attrapais au bras ! Je l’entraînais dans ma chute …. Tout se passa très vite !

Vous allez dire : « Le pauvre » !!!! Et bien non, ce n’est pas le plus à plaindre …. Parce-que sur le sol, en bas il y avait du monde ! Et j’atterris sur un autre gars qui était tranquille, pour qui la vie était belle et qui ne demandait rien à personne !
Je dois dire, que du coup, ma chute a été bien amortie et que je m’en tirais indemne. Comme on dit, plus de peur que de mal.

Par contre mon ange-gardien du haut et mon homme-matelas du bas ne pouvaient pas en dire autant. Il y avait quelques traces et surtout ….. Ils n’avaient pas l’air de comprendre ce qui leurs était arrivé ! Mais ils n’avaient pas l’air contents du tout ! Ils n’ont rien dit, mais je les sentais nerveux.
Je ne comprends pas ….. Un accident, ça peut arriver à tout le monde, non ? Vous êtes d’accord avec moi ? ….

Je les abandonnais à leur triste sort et je rejoignis les amis qui étaient entrain de buller. D’autres entrains de grimper …. Je ne dis rien à personne puisque je n’avais rien d’apparent.
J’étais un peu touchée dans mon amour propre …. Et très déçue de découvrir le manque d’humour de certains !

Ce fut ma dernière sortie en ce qui concerne la varappe.  Mais bon …. Je peux me vanter d’avoir essayé. Et puis Fontainebleau, c’est très beau.  Je vous recommande une bonne ballade dans cette forêt.
Si vous le souhaitez, je peux vous accompagner et vous initier à la grimpette ? …

Chantal Guilbert
Bretoncelles (Orne 61)

jeudi 29 mai 2014

D'aussi loin que je me souvienne .....



Merci Danou pour ce merveilleux poème.
L'amour c'est merveilleux, c'est un cadeau. Tu nous offres ici la passion.
Chantaloup

Pour visiter le blog de Dan :
http://lemondededan.over-blog.com/




 D'aussi loin que je me souvienne, tomber amoureux
Être deux pour marcher la main dans la main
C'est ce qui nous est donné de plus merveilleux
pour supporter le quotidien, lui donner un sens
Un essentiel à deux
D'aussi loin que je me souvienne, tomber amoureux
Heureux d'être à deux
Pour des sourires complices, des regards qui en disent long
Le premier rendez-vous
Qui rend fous
Ces câlins brûlants partout, même à l'hôtel
Mais qui donnent des ailes
D'aussi loin que je me souvienne, tomber amoureux
L'éternité ne suffit pas à expliquer cette envie
Cette morsure dans le cou
Le coeur qui avoue
L'aveu qui brûle
Tout sans dessus dessous
La Raison qui renonce
Le Tort qui s'annonce
Mais le Temps qui malgré nous
Nous rend jaloux de la moindre seconde
L'Envie qui triomphe
Le coeur qui comme la Vie
Consume les corps et les esprits
 
D'aussi loin que je me souvienne, tomber amoureux
Les dîners aux chandelles, les repas du matin dans le lit
Se jurer de ne plus se quitter, dans un instant épanoui
Des jours vécus comme une éternité, mais qui finissent évanouis
S'entendre dire "je t'aime" avec une voix différente,
Nos bras qui se frôlent, nous menant d'une manière inouïe
Un voyage de baisers qui s'enfuient
D'aussi loin que je me souvienne, tomber amoureux
Le seul moment qui vaille la peine de vivre, respirer
Retrouver dans la personne qu'on aime la force d'exister
Être heureux de se sentir entouré
Par celle qui a choisi de vous découvrir
Avec ses mains, avec sa bouche, avec ses yeux
Et je l'avoue, d'aussi loin que je me souvienne
Être amoureux
Il n' y a rien de mieux
Un jour si lumineux, en avoir mal aux yeux
Pour finir tous les deux, enlacés, heureux
Envahis par la moindre parcelle
De nous, de moi, d'Elle


Daniel Sache
(Neuilly-sur-Eure)   
61 - Orne

vendredi 23 mai 2014

Modification du code civil sur la définition des animaux vu par Erweina .....

Indy nous fait cadeau de cette réflexion de notre très charmante petite Erweina, suite à la modification du code civil sur la définition des animaux.
L'art et la manière de traiter d'un sujet grave avec beaucoup d'humour !
Le site de Erweina et de Indy (un petit peu) .... LOL !

 Erweina
La modification du code civil sur la définition des animaux effectuée le mois dernier a fait coulé beaucoup d'encre et pour ma part, m'a donné matière à réflexion : 
à présent, aux yeux du droit bipédien, nous ne sommes plus considérés comme "des biens meubles", mais comme "des êtres vivants doués de sensibilité".  Nom d'un rat, mais c'est un scoop ! Les moustaches m'en tombent !

En résumé, cela veut dire, qu'auparavant, aucune différence n'était faite entre moi et une chaise, une table, voire un lit. Pourtant, je n'ai jamais vu le canapé du salon crier "aïe" quand je lui plante mes griffes dans l'accoudoir, ni entendu ma boule à croquette tanner Indy pour qu'on lui remplisse la panse. 
Il faut quand même avouer que le bon sens tarde à venir chez de nombreux bipèdes et que parfois même, il n'en trouve jamais le chemin.

Mais bon, c'est officiel, nous sommes des êtres vivants ! Une évidence bien difficile à ignorer pour nos "deux pattes" qui partagent notre vie. Indy est plus que d'accord avec ce point et en ressent les effets tous les jours, lorsqu'à six heures du matin, j'amorce une séance de trampoline sur son ventre.

J'en oubliais presque le détail, plus qu'important, apporté à cette nouvelle définition : "doués de sensibilité". Eh oui !  Comme les bipèdes, nous sommes capables d'éprouver des sentiments divers : joie, tendresse, compassion, etc. Comment peut-on en douter !
Moi par exemple, je suis toujours en émerveillement devant le vol d'une mite. J'éprouve même de la tendresse pour ce petit être si fragile et courageux d'évoluer dans la même pièce que moi avant de finir écrasé sous mes coussinets. Après l'avoir avalée, j'éprouve même du regret ... qu'elle n'ait pas été plus grosse ou qu'elle soit venue en solitaire remplir mon estomac.

Voilà, sur ce, "l'être vivant doué de sensibilité" s'en va rejoindre son hamac pour la sieste de cinq heures en espérant que ce nouveau statut juridique dont nous sommes dotés favorisera la promulgation de nouvelles lois visant à garantir notre bien être, l'amélioration de nos conditions de vie et notre protection. 
Ainsi, peut-être un jour prochain, le thon à volonté sera-t-il un droit acquis !

Auteur : Indy

St. Petersbourg

samedi 17 mai 2014

La larme

Béatrice nous fait l'honneur de ce merveilleux poème.
Les yeux sont le reflet de notre âme et nos larmes aussi.
Merci Béa.

Son blog :

Je vous conseille son livre LISABELLE que j'ai lu avec grand plaisir :




Dans une larme, tout l'univers,
Toutes les misères du monde,
Tous les maux de la Terre,
Toutes les peaux de chagrin,
Des perles de rosée s'accrochent à tes cils,
Des rivières de diamant coulent sur tes joues,
Deux lacs bleus scintillent dans la nuit,
Tes peines,tes peurs,tes douleurs,
Tes joies, tes émois, tes bonheurs,
Tes espoirs, tes désespoirs,
En torrents de pluie se perdent
Dans l'océan de ta vie.


Béatrice RIOT

(Écrivaine - de Noé en Haute Garonne 31)

Son livre LISABELLE :


samedi 3 mai 2014

Les mois d'après .... Ou dialogue avec Monsieur Dug'nou



Petit dialogue avec mon genou. Des comptes à régler .... 
(déconseillé aux personnes sérieuses) !
Cool !!!!!



Il y a maintenant plus de 8 mois, je passais sur le billard pour changer de genou !


Et oui, comme je vous le dis, un genou tout neuf m'a été posé, car le vieux avait des douleurs, et m'en faisait voir de toutes les couleurs.


J'ai été très polie avec le nouveau venu et je l'appelle même par son nom, Monsieur Dug'nou ! C'est sympa quand même, non ?


Nous entretenons des relations parfois bonnes et parfois un peu tendues ….

-          Salut Dug'nou, ça va ce matin ?
-          Nonnnnnnn, j'ai décidé que ça n'allait pas aller ce matin, ni les autres matins jusqu'à ce que je décide que ça aille !
-          Mais qu'est-ce que je t'ai fait ?
-          Mais rien du tout … C'est moi qui commande, c'est tout.
-          Ok, et ça va durer combien de temps ? Parce-que je dérouille quand même … Tu sais, dérouiller, ça veut dire que j'ai mal !!!! Capito ????
-          Ma vieille, ça dépend de ces couillons de tendons qui ont du mal à s'mettre en place ! Nom d'une tête de tibia !!!!! Faut qu'ils s'étirent, qu'ils y mettent de la bonne volonté !
-          Et tu leurs a parlé à ces abrutis ?
-          Bien sûr, mais ils sont comme toi !!!!!!!! Têtus comme des mules !!! Pas trop intelligents non plus …. Ils ont grandi avec toi, donc j'dirais presque que les chiens n'font pas des chats !
-          Non mais dis donc Dug'nou !!! Politesse et respect, tu connais ???
-          Tu m'parles de quoi là ? Moi je connais ça va ou ça va pas ! Et quand on me met des batons dans la rotule et ben ça va pas, NA !

Comme vous pouvez le constater, je reste très correcte avec Monsieur Dug'nou, mais ma patience a des limites, comme tout le monde ….

Alors, quelquefois, je perds mon calme !

-          Espèce de corniaud, tu commences à m'emmerder sérieusement !!!!
-          ????
-          Je vais te faire voir moi si c'est toi qui commande !!!! Je vais aller au SAV pour changement de toi ! Bon à rien !!!!
-          ?????
-          Et on te mettra au rancard !!!! Parce que personne ne prendra jamais un genou sado !!!!
-          ????
-          Pervers va !!!!
-          Bon ça va ! J'ai compris l'idée générale ! Mais c'est tes vieux tendons qu'il faut qu'tu changes mèmère !!!!! Ils veulent pas s'adapter, ils veulent pas …. Sont bons pour la casse eux aussi !

Bref, qu'est-ce que je fais ??? Je fais tout changer ??? ….


Donc  le genou c'est fait sauf la rotule, … A voir !

Les tendons à rallonger ou à changer puisqu'ils sont peut-être nases …. A voir !

Du coup pourquoi-pas voir les tibias, les péronets et les fémurs ….  Pendant qu'on y est … A voir !

Dug'nou parle de mon intelligence ??? Non non non !!! Je ne change pas ça. Mes neurones je les aime. Et sans ma dose de connerie positive qui prend un bon ¾ de ma caboche … Qu'est-ce que je deviendrais moi ????

Auteur : Chantal Guilbert

(Bretoncelles - 61)